« l'Église catholique vit, depuis un certain temps, une crise profonde. Historiquement au Québec, jusqu'à la fin des années cinquante, tout ou presque (de l'école aux hôpitaux) était dans les mains de l'Église... Tout s'est écroulé à partir des années soixante. Plusieurs facteurs ont joué dans cette métamorphose : l'influence marxiste et l'affirmation de l'étatisme, mais aussi l'impact du Concile Vatican II sur l'Église locale...»

- Cardinal Ouellet

jeudi 4 juin 2015

Vandalisme au cimetière Saint-Charles de Québec


Près de 200 pierres tombales et monuments profanés au cimetière Saint-Charles dans la nuit du mercredi au jeudi 4 juin 2015. Une agression sans précédent.

L’un des plus grands cimetières de la ville de Québec, le Cimetière Saint-Charles, a vu plus de 200 de ses pierres tombales être fracassées ou couchées au sol. Sans oublier un caveau ouvert. La zone touchée longe la rivière Saint-Charles à l’est du cimetière. Les familles concernées par les actes de vandalisme seront contactées et accompagnées par le cimetière.

C’est le contremaître, Robert Julien, qui en a fait la triste découverte, jeudi, en faisant sa tournée matinale. «C’est du vandalisme assez majeur. Ça fait 25 ans que je suis là et je n’ai jamais vu ça», se désole-t-il. «Je suis révolté. Notre travail, c’est de garder les lieux propres et beaux...»

Les policiers de Québec, informés de la situation ce matin, se sont déplacés sur les lieux pour récolter des informations sur une scène désormais considérée comme une «scène de crime».

M. Julien montre une pierre face contre terre, toute en granite noir, «qui doit faire 200 livres au pied cube». D’autres ont été renversées alors qu’elles étaient profondément enfoncées dans le sol, ce qui lui fait dire qu’il y avait certainement plusieurs vandales.

Le Diocèse de Québec «troublé» face à un fait très rare

Le Diocèse de Québec dénonce fermement les actes de vandalisme perpétrés. «L’ampleur des dommages est sans précédent pour un cimetière à Québec », a commenté l’abbé Marc Pelchat, nouveau vicaire général du diocèse. « La mémoire des femmes et des hommes qui nous ont précédés relève du domaine du sacré. Nos pensées et prières accompagnent tout particulièrement les familles touchées par ces actes que nous nous devons de dénoncer collectivement », a-t-il ajouté.

Ce n’est pas la première fois que des pierres tombales sont profanées dans ce cimetière. La sécurité est-elle adéquate? L'abbé Gingras répond: «Je suis contre le fait qu’on doive s’emmurer pour éviter les comportements de gens qui n’ont aucun respect. Même si on mettait des barbelés... ce n’est pas une question de sécurité, mais une question d’éducation».

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