« l'Église catholique vit, depuis un certain temps, une crise profonde. Historiquement au Québec, jusqu'à la fin des années cinquante, tout ou presque (de l'école aux hôpitaux) était dans les mains de l'Église... Tout s'est écroulé à partir des années soixante. Plusieurs facteurs ont joué dans cette métamorphose : l'influence marxiste et l'affirmation de l'étatisme, mais aussi l'impact du Concile Vatican II sur l'Église locale...»

- Cardinal Ouellet

samedi 31 janvier 2015

La présence de la Bible au palais de justice remise en question

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(Québec) Les crucifix ont disparu des murs, mais on trouve encore dans les salles d'audience des palais de justice du Québec des bibles sur lesquelles les témoins peuvent prêter serment. Faudrait-il les retirer, au nom de la laïcité?

«La pratique est acceptable dans la mesure où il y a une option. On peut jurer sur la Bible ou faire une déclaration solennelle», dit celui qui a aussi travaillé comme analyste-expert et rédacteur pour la commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d'accommodement de la diversité culturelle et religieuse.

Sauf qu'au Québec, on ne trouve que la Bible dans les salles d'audience. Si un témoin souhaite poser la main sur un autre texte religieux, on lui offrira simplement de faire une affirmation solennelle.
«Il est là le problème, remarque M. Maclure. Si on permet aux témoins chrétiens de jurer sur la Bible, il faudrait aussi permettre à ceux d'autres confessions qui le désirent de prêter serment sur le livre de leur choix. L'option devrait leur être offerte. Soit on retire les symboles religieux, soit on les pluralise.»

Le Mouvement laïque québécois (MLQ) réclame depuis longtemps que la Bible soit retirée des palais de justice. «Qu'arrive-t-il si des gens d'autres confessions désirent jurer sur leur livre sacré? Ça devient compliqué», disait en mars 2010 la professeure de philosophie au Collège Ahuntsic Marie-Michelle Poisson, alors présidente du MLQ, en entrevue au quotidien Le Droit.

Au palais de justice de Québec, une juge de la chambre criminelle, Chantal Pelletier, refuse que les témoins qui se présentent devant elle prêtent serment sur la Bible. Seule l'affirmation solennelle est autorisée. 

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