« l'Église catholique vit, depuis un certain temps, une crise profonde. Historiquement au Québec, jusqu'à la fin des années cinquante, tout ou presque (de l'école aux hôpitaux) était dans les mains de l'Église... Tout s'est écroulé à partir des années soixante. Plusieurs facteurs ont joué dans cette métamorphose : l'influence marxiste et l'affirmation de l'étatisme, mais aussi l'impact du Concile Vatican II sur l'Église locale...»

- Cardinal Ouellet

lundi 1 décembre 2014

Une femme lutte pour laïciser les mariages

Après l'attaque contre la «définition» du mariage, le «but» du mariage, et l'aspect «religieux» du mariage... voici un combat pour permettre à n'importequi de devenir un «célébrant»...


Célébrante de l’Église du Monstre de Spaghetti volant, ex-célébrante d’une Église évangélique «bidon» et créatrice de sa propre société religieuse, Geneviève Lemay se bat aujourd’hui pour que les laïques puissent officialiser des mariages sans être liés à une religion.

«Le plus important pour moi, c’est que les gens soient libres», explique Mme Lemay, anthropologue de formation. Elle se bat afin que des citoyens puissent célébrer des mariages au même titre que l’Église catholique et les dizaines d’autres sociétés religieuses évangéliques et chrétiennes.

«Au Québec, il est impossible de se marier selon sa foi individuelle», souligne la dame. Selon elle, il est plus facile de fonder une société religieuse et un organisme de bienfaisance afin de profiter des avantages fiscaux que de devenir un célébrant laïque.


Pendant plusieurs mois, elle a célébré des mariages comme ministre du culte de l’Église évangélique chrétienne de Lorraine. Il lui suffisait de payer une cotisation et elle pouvait célébrer au nom de l’entreprise Amour et Mariages. «Les gens ne savent pas qu’ils signent un contrat de mariage religieux.»

Le problème, c’est qu’elle n’a jamais cautionné la valeur de cette Église. Un phénomène connu du Directeur de l’état civil. Elle est aussi célébrante de l’Église du Monstre de Spaghetti volant. Un geste symbolique, parce que cette religion n’a pas le pouvoir de célébrer au Québec.

Pour remédier à cette «pratique douteuse» et pour célébrer des mariages de même sexe, elle a quitté cette Église évangélique et fondé sa propre société religieuse: L’Organisation des officiants de O.

«J’ai contourné le problème», relate-t-elle. Elle célèbre déjà des maria­ges, mais elle doit s’associer avec une notaire afin d’officialiser la cérémonie, car elle n’a pas sa licence. «Je ne peux pas signer une déclaration de mariage.»

Pour obtenir son droit de célébrer officiellement, elle doit prouver au directeur de l’état civil que sa société religieuse est constituée depuis 10 ans. Elle aurait aussi pu s’associer à une religion évangélique en payant 500 $.

Elle a même reçu l’offre d’une corporation religieuse pour qu’elle achète la société.

Toutefois, MmeLemay refuse de mentir même si elle est exaspérée que le Québec, dit «laïque», refuse que les Québécois puissent se marier «comme dans les films» et «de façon contemporaine».


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