« l'Église catholique vit, depuis un certain temps, une crise profonde. Historiquement au Québec, jusqu'à la fin des années cinquante, tout ou presque (de l'école aux hôpitaux) était dans les mains de l'Église... Tout s'est écroulé à partir des années soixante. Plusieurs facteurs ont joué dans cette métamorphose : l'influence marxiste et l'affirmation de l'étatisme, mais aussi l'impact du Concile Vatican II sur l'Église locale...»

- Cardinal Ouellet

mercredi 10 décembre 2014

Manque de personnel francophone pour le catéchèse et la messe en Outaouais

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QUYON | Une fillette de neuf ans de l’Outaouais ne pourra faire sa première communion puisque la catéchète de la paroisse de Quyon ne parle pas français.

Emménagée depuis peu à Quyon, un village situé à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Gatineau, Nicole Duval trouve injuste que sa cadette âgée de neuf ans, Cynthia, ne peut avoir les mêmes sacrements que ses frères et sœurs.

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Manque de bénévoles

Le curé de la paroisse Sainte-Marie-de-Quyon, Michael Costello, se débrouille pourtant bien en français.

Le problème vient plutôt du fait que l’ex-catéchète bénévole francophone de la paroisse a été victime récemment d’un accident vasculaire cérébral et qu’aucun autre volontaire bilingue de la région n’est formé pour enseigner les rudiments préparatoires à la communion aux jeunes premiers communiants de la région.

«C’est la triste réalité de l’Église. Il est difficile aujourd’hui de recruter des bénévoles», analyse celui qui est prêtre depuis plus de 50 ans.

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La situation irrite au plus haut point Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français, un organisme basé en Outaouais voué à la promotion de la langue française.

«Ça n’a aucun sens qu’une situation aussi aberrante existe encore au Québec en 2014. Ces pratiques sont discriminatoires et francophobes», rage M. Perreault.

Milieu anglophone

La région du Pontiac, où est située la municipalité de Quyon, appartient au diocèse de Pembroke en Ontario depuis plus de 100 ans.

Certains citoyens ont fait des pressions par le passé pour l’associer au diocèse de Gatineau, un effort vain vu le nombre important d’anglophones dans ce secteur.

«La demande doit en effet venir d’une majorité de la population», confirme le vicaire général du diocèse de Gatineau, Philippe Gendron.

Bien que le prêtre soit bilingue, il dit la messe le plus souvent en anglais, dans la langue de la majorité des assidus fidèles de la paroisse.

«Je ne vais plus à la messe, car je ne comprends rien de ce que dit le prêtre. Ensuite, ils viendront nous dire qu’il n’y a plus personne dans les églises...», conclut la dame.

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